
Selon une approche traditionnelle, la diplomatie internationale est un champ d'action réservé aux Etats et, par extension, à des organismes internationaux auxquels ces Etats délèguent collectivement une partie de leur compétence dans le cadre de mandats précis. Dans cette perspective, les ONG restent souvent des partenaires supplétifs, chargés d'incarner « une coopération de proximité », en même temps que la bonne conscience d'une planète désorientée.
Confrontées à l'augmentation continue de leurs actions sur le terrain, obtenant des résultats concrets et parfois spectaculaires sur la scène internationale, mais touchées également par des mises en cause parfois virulentes, les ONG se posent logiquement la question de leur contribution à une nouvelle gouvernance mondiale : leur place, leur influence sur les politiques publiques, leurs responsabilités au regard de celles des autres acteurs qu'elles côtoient sur le terrain et dans l'espace public.
Cette interrogation, avec ses enjeux et ses conséquences, sera le fil conducteur du colloque organisé par Handicap International. Il s'organisera sur deux jours. Trois thèmes y seront abordés sous forme d'ateliers participatifs.

Les ONG "éclaireurs d'avenir"
Le secrétaire d'Etat à la Coopération est intervenu en ouverture du colloque, le 12 février, expliquant que les ONG sont "sources d'innovation".
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