Colloque international sur le rôle des ONG

Colloque international sur le rôle des ONG

Plus de 300 acteurs de la solidarité internationale réunis

 

Les 12 et 13 février derniers à Lyon, s'est déroulé le premier colloque organisé par Handicap International. Ces deux journées d'échanges et de débats seront retranscrites dans les actes du colloque publiés aux Editions Dalloz, et disponibles au mois de juin en librairie. Les informations nécessaires seront communiquées sur ce site.

Premières pistes d'analyses après deux jours de débats

Nathalie Herlemont/ La salle de conférences
© DR et S.Bonnet / Handicap International

Nathalie Herlemont–Zoritchak, responsable du service Analyses et Positionnement de Handicap International tire les premiers enseignements du Colloque organisé en février 2008.


En quoi ce colloque est une réussite ?
Plus de 300 personnes, issues de plus de 35 pays, se sont retrouvées à Lyon pour y participer. Il est rare de croiser au sein d'un même colloque, à la fois des représentants d'ONG, d'institutions internationales, des syndicats, des partenaires du Sud ou des responsables d'entreprises... Avec également des profils très différents, puisque Jeremy Hobbs, le directeur d'Oxfam international*, et Mamadou Cissokho, président du Réseau des organisations paysannes et des producteurs d'Afrique de l'Ouest, une ONG du Sud, se sont croisés à Lyon, sans parler de Nouzha Skalli, ministre du Développement social du Maroc, ou Bernard Doyle, du HCR**. Cela a contribué à la richesse des débats.


Sur quoi ont porté les échanges ?
Nous sommes parvenus à traiter de la thématique, à notre manière, c'est-à-dire en refusant le cloisonnement, en considérant la place des ONG dans la nouvelle gouvernance mondiale, avec tous les acteurs concernés par la question. Nous avons montré qu'en s'appelant Handicap International, on pouvait parler de la globalité de l'action des ONG, et nous avons souligné que la question du handicap n'est pas isolée, mais fait bien partie des enjeux de solidarité internationale.


Qu'est-ce qui a émergé des débats ?
En deux jours, nous savions que l'on ne pouvait évidemment pas parvenir à des conclusions sur un sujet aussi large. Cependant, ce colloque permet de voir que la place des ONG est affirmée. Nous nous sommes attachés à considérer le rôle des ONG, pas seulement en rapport avec les Etats, les gouvernements, mais en prenant en compte tous les acteurs qui peuvent avoir une place dans la solidarité internationale : les partenaires, les entreprises, les syndicats... Et nous nous sommes penchés sur la manière dont tous ces acteurs peuvent collaborer.Nous avons évité de tomber dans les clichés ou dans l'attitude qui consiste à glorifier les ONG en disant qu'elles peuvent tout faire.


Un autre point fort ?
Je retiens particulièrement les discussions de l'atelier 3 : « Une gouvernance mondiale plus participative : quelle réalité ? » Au cours des échanges, nous nous sommes interrogés sur les changements dynamiques en matière de solidarité internationale. Nous avons adopté une attitude prospective sur la possible émergence de nouveaux acteurs dans ce domaine.
Il y a aujourd'hui une espère d'échiquier de la solidarité internationale, où chacun trouve sa place. Les ONG y prennent part, elles veulent être dans le système pour l'influencer, pour peser sur les débats, mais aussi réaffirmer leur volonté de demeurer indépendantes.

Intervention de Martin Barber
© S.Bonnet / Handicap International

Quel est le discours des ONG du Sud ?
Plusieurs représentants d'ONG du Sud ont expliqué qu'ils attendent de nous que l'on conforte la place des ONG dans le système. On observe l'émergence d'une société civile dans les pays du Sud, qui souhaite s'appuyer sur les ONG du Nord et leur expertise en matière de négociations internationales, sur leur capacité à intervenir dans les forums... C'est une réponse intéressante à des allégations entendues ces dernières années sur la place « dévorante » que les ONG du nord occuperaient. Les discussions ont ainsi montré que les ONG du nord ne font pas écran aux ONG du sud, mais qu'on peut au contraire parvenir ensemble à une meilleure valorisation de l'action non gouvernementale.


Y aura-t-il une « suite » à ce colloque ?
Il est encore trop tôt pour affirmer la forme que pourrait prendre cette suite. Notre volonté est toutefois d'imaginer, avec les partenaires qui l'ont mis sur pied, le moyen de poursuivre les débats. 

*Une des plus importantes ONG internationale
**Haut Commissariat aux Réfugiés

DIAPORAMA

Le colloque en images

La place des ONG dans la nouvelle gouvernance mondiale

Le colloque en images

INTERVENTIONS

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Retrouvez les interventions de Jacques Tassi, Lakhdar Brahimi et Jean-Baptiste Richardier

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